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01.05.2006

Les origines

Faire des recherches sur les origines d'un lieu, d'un mot n'est pas chose aisée surtout quand les écrits sont rares voire inéxistants. Pour le Belinois, nous nous efforcerons de faire une synthèse sur les diverse études qui ont été réalisées à ce sujet et ce afin d'avoir une idée plus précise sur la nature du problème à résoudre.

Pour une meilleure compréhension, il nous faut replacer le Belinois dans son contexte historique, à savoir son appartenance à la Province du Maine.

Eugène Vallée dans son "Dictionnaire Topographique du Département de la Sarthe" nous apporte quelques précisions :

"Le Maine, pagus Cenomannicus au moyen âge, comprenait le territoire des Aulerci Cenomani et des Aulerci Diablintes. Les premiers occupaient la plus grande portion du département actuel de la Sarthe et la partie centrale de la Mayenne.
Après la conquête romaine, l'empereur Auguste engloba les Cénomans et les Diablintes dans la province Lyonnaise, dont le gouverneur résidait à Lyon. Vers la fin du V° siècle, la civitas Cemanorum et la civitas Diablintum étaient comprises dans la troisième Lyonnaise avec Tours pour métropole.
Sous les dynasties mérovingienne et carolingienne, on voit le Maine divisé en certain nombre de régions appelées conditae ou vicariae. Le premier de ces termes est plus ancien, mais le second parait s'être substitué au premier, car on aperçoit nulle part que l'une ait été une division de l'autre. "


La conditae qui nous intéresse est la condita Auciacinsis, mentionnée au IX° siècle comme renfermant le monastère de Teloché. Cette commune est surnommée "en Belin"au XVIII° siècle. Le pagus Belini, apparait pour la première fois dans un texte de 643, s'étendait sur une portion du canton actuel d'Écommoy, dans la condita d'Oizé et dans la Quinte. Auciacus, Oizé, existait à l'époque mérovingienne.

Julien Pesche, dans son Dictionnaire Topographique et Historique du Département de la Sarthe " recherche des origines linguistiques et pour l'auteur belin, blin signifierait petit, faible en langue celtique.

En rester sur cette définition serait assez réducteur et nous devons approfondir notre recherche en examinant toutes les pistes possibles et imaginables.

L'une d'elles qui vient tout naturellement à l'esprit est de remonter aux origines et de nous intéresser plus particulièrement aux Cénomans, peuple d'origine celtique. Les celtes se sont introduits en France par vagues successives entre l'an 1000 avant J.C. et l'an 600 avant J.C. puis vers l'Espagne. L'envahisseur, possédant la technique du fer, a imposé aux populations sédentaires une grande partie de sa langue et de ses moeurs.

C'est dans l'examen de la langue et des croyances de ce peuple que nous trouverons peut-être une réponses aux questions que nous nous posons.

Nous avons évoqué que la notion de Belinois est apparue pour la première fois dans un texte de 643 avec pagus Belini. En étudiant la mythologie celtique, nous nous apercevons que les premieres lettres du mot Belinois, BEL, ont une importance toute particulière dans le monde celtique.

Bel, Bile, Belenus, Belenos signifie " le brillant " dans le monde celtique. Il est le dieu de la lumière mais est aussi le dieu médecin et représente la beauté sous toutes ses formes. Jules César le comparait à Apollon et apparait sous des noms variés : Beli chez les gallois, Bile chez les irlandais, Belenos chez les gaulois.
Dans " Le Dictionnaire de La Fable" paru en 1810, l'auteur écrit pour l'article Belenus :
"Nom sous lequel les anciens habitants d'Aquilée, les Gaulois et les Illyriens honoraient Apollon. Ils lui attribuaient la guérison des maladies. Un monument antique représente cette divinité avec une tête rayonnante et une grande bouche ouverte comme pour rendre des oracles. On l'appelait aussi Bela et Belès (Hesych). Schédius s'imagine avoir trouvé dans Belenus le nombre 365, comme les Basilidiens le trouvaient dans Abraxas."

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Par ailleurs, dans la mythologie celtique, " Belisama est une divinité importante du panthéon gaulois, dont le nom signifie « la très brillante ». Elle est à la fois la parèdre et l’équivalent féminin de Belenos. Associée au feu domestique, elle a en charge la métallurgie (plus particulièrement la fabrication des armes), c’est la déesse des forgerons dans son aspect guerrier ; elle est aussi responsable des arts." (cf. encyclopédie wikipédia)

21:20 Publié dans Origines du Belinois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note