24.08.2006

Présentation

Le Belinois fait partie intégrante du Département de la Sarthe.

Le Département de la Sarthe a été constitué en janvier 1790. Composé du Haut-Maine et d'une petite portion du Haut-Anjou, il comprenait alors 424 communes et était partagé en 53 cantons et 9 districts.
Celui-ci est situé dans l'ouest de la France sur le 2° de longitude ouest et le 48° degré de latitude nord, qui se coupe à l'est du Mans vers Champagné.

medium_ouest.gifLe département appartient au versant de l'Océan Atlantique et fait partie de la Région des Pays de la Loire.

De part sa situation géographique, il bénéficie d'un climat tempéré de type océanique en dehors de situations "anormales" comme les hivers rigoureux de 1985 et 1986, la sécheresse de 1976 celles récentes de 1996 et la canicule de 2003.
Les valeurs maximales sont atteintes durant les mois de juillet et août ( +40,4°C le 28 juillet 1947 et record battu en 2003 avec 40,5°C) tandis que les minimales sont en décembre ( minimum absolu : -21°C le 29 décembre 1944).
Les températures sont dépendantes des conditions topographiques locales, de la nature des sols, de la répartition des cours d'eau, des types de végétation.

Le Belinois est situé dans la partie sud du Département de la Sarthe et se caractérise par la spécificité de son sol comme nous pourrons le voir dans les pages consacrées à la géologie.

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Dans son ouvrage " Histoire du canton d'Écommoy de Belinois en pays d'Outillé " Léon Gerbe définit le Belinois comme "une claire Thébaide, une île heureuse qui s'allonge sous un ciel immense, percé ça-et-là par les clochers des sept communes d'origine".

Le Belinois se composait, à l'origine de sept communes véritablement en " Belin " :

1-MONCÉ EN BELIN
2-SAINTGERVAIS EN BELIN
3-LAIGNÉ EN BELIN
4-TÉLOCHÉ
5-ECOMMOY
6-SAINT OUEN EN BELIN
7-SAIN BIEZ EN BELIN


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Les communes de "sable": BRETTE LES PINS, SAINT-MARS-D'OUTILLÉ, GUÉCÉLARD et MARIGNÉ LAILLÉ ont rejoint ultérieurement le Belinois pour former ce que nous appelons aujourd'hui le canton d'Écommoy.

Au cours de toutes ces pages, il sera souvent fait appel aux historiens locaux et nous ne pouvons que les féliciter pour leurs travaux qui nous permettent, aujourd'hui, de produire ces différentes notes et de mieux connaître le milieu dans lequel nous vivons.

La liste suivante, loin d'être exhaustive, permettra de faire connaître ces historiens locaux et une partie de leurs travaux :

-Gilbert Couturier

-Léon Gerbe a publié de 1932 à 1979 un quinzaine d'ouvrages : romans , récits, pieces de théatre, poèmes et notamment l' " Histoire du Canton d'Écommoy de Belinois en Pays d'Outillé "

-Julien Pesche avec son " Dictionnaire Topographique et Historique du Département de la Sarthe "

Henri Roquet, ancien instituteur à Laigné en Belin et qui a publié de nombreux ouvrages sur le Bélinois

-Roger Verdier a publié de nombreux essais aux Éditions du Racaud avec notamment " La Cénomanie Celtique ", " La Préhistoire du Haut Maine ", " La Promotion Antique du Haut Maine " ... et un roman " Prosper Béroux, Roi des Loudonniaux " que l'on peut consulter en ligne.

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01.05.2006

Les origines

Faire des recherches sur les origines d'un lieu, d'un mot n'est pas chose aisée surtout quand les écrits sont rares voire inéxistants. Pour le Belinois, nous nous efforcerons de faire une synthèse sur les diverse études qui ont été réalisées à ce sujet et ce afin d'avoir une idée plus précise sur la nature du problème à résoudre.

Pour une meilleure compréhension, il nous faut replacer le Belinois dans son contexte historique, à savoir son appartenance à la Province du Maine.

Eugène Vallée dans son "Dictionnaire Topographique du Département de la Sarthe" nous apporte quelques précisions :

"Le Maine, pagus Cenomannicus au moyen âge, comprenait le territoire des Aulerci Cenomani et des Aulerci Diablintes. Les premiers occupaient la plus grande portion du département actuel de la Sarthe et la partie centrale de la Mayenne.
Après la conquête romaine, l'empereur Auguste engloba les Cénomans et les Diablintes dans la province Lyonnaise, dont le gouverneur résidait à Lyon. Vers la fin du V° siècle, la civitas Cemanorum et la civitas Diablintum étaient comprises dans la troisième Lyonnaise avec Tours pour métropole.
Sous les dynasties mérovingienne et carolingienne, on voit le Maine divisé en certain nombre de régions appelées conditae ou vicariae. Le premier de ces termes est plus ancien, mais le second parait s'être substitué au premier, car on aperçoit nulle part que l'une ait été une division de l'autre. "


La conditae qui nous intéresse est la condita Auciacinsis, mentionnée au IX° siècle comme renfermant le monastère de Teloché. Cette commune est surnommée "en Belin"au XVIII° siècle. Le pagus Belini, apparait pour la première fois dans un texte de 643, s'étendait sur une portion du canton actuel d'Écommoy, dans la condita d'Oizé et dans la Quinte. Auciacus, Oizé, existait à l'époque mérovingienne.

Julien Pesche, dans son Dictionnaire Topographique et Historique du Département de la Sarthe " recherche des origines linguistiques et pour l'auteur belin, blin signifierait petit, faible en langue celtique.

En rester sur cette définition serait assez réducteur et nous devons approfondir notre recherche en examinant toutes les pistes possibles et imaginables.

L'une d'elles qui vient tout naturellement à l'esprit est de remonter aux origines et de nous intéresser plus particulièrement aux Cénomans, peuple d'origine celtique. Les celtes se sont introduits en France par vagues successives entre l'an 1000 avant J.C. et l'an 600 avant J.C. puis vers l'Espagne. L'envahisseur, possédant la technique du fer, a imposé aux populations sédentaires une grande partie de sa langue et de ses moeurs.

C'est dans l'examen de la langue et des croyances de ce peuple que nous trouverons peut-être une réponses aux questions que nous nous posons.

Nous avons évoqué que la notion de Belinois est apparue pour la première fois dans un texte de 643 avec pagus Belini. En étudiant la mythologie celtique, nous nous apercevons que les premieres lettres du mot Belinois, BEL, ont une importance toute particulière dans le monde celtique.

Bel, Bile, Belenus, Belenos signifie " le brillant " dans le monde celtique. Il est le dieu de la lumière mais est aussi le dieu médecin et représente la beauté sous toutes ses formes. Jules César le comparait à Apollon et apparait sous des noms variés : Beli chez les gallois, Bile chez les irlandais, Belenos chez les gaulois.
Dans " Le Dictionnaire de La Fable" paru en 1810, l'auteur écrit pour l'article Belenus :
"Nom sous lequel les anciens habitants d'Aquilée, les Gaulois et les Illyriens honoraient Apollon. Ils lui attribuaient la guérison des maladies. Un monument antique représente cette divinité avec une tête rayonnante et une grande bouche ouverte comme pour rendre des oracles. On l'appelait aussi Bela et Belès (Hesych). Schédius s'imagine avoir trouvé dans Belenus le nombre 365, comme les Basilidiens le trouvaient dans Abraxas."

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Par ailleurs, dans la mythologie celtique, " Belisama est une divinité importante du panthéon gaulois, dont le nom signifie « la très brillante ». Elle est à la fois la parèdre et l’équivalent féminin de Belenos. Associée au feu domestique, elle a en charge la métallurgie (plus particulièrement la fabrication des armes), c’est la déesse des forgerons dans son aspect guerrier ; elle est aussi responsable des arts." (cf. encyclopédie wikipédia)

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02.02.2006

Géologie

Le Belinois résulte d'un soulèvement géologique important qui a fait remonter en surface certaines couches internes de la croûte terrestre comme le montre le schéma suivant :

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D'aprés une carte de A.GUILLIER de 1875.

L'intégralité du livre de A. GUILLIER "Géologie du Département de la Sarthe" paru en 1886 est consultable en ligne à la Médiathèque de la Ville du Mans à la rubrique CENOMANICA. Vous y trouverez la carte ci-dessus et d'autres concernant le Belinois.

Gilbert Couturier , comme de nombreux auteurs, explique que "ce soulèvement orienté nord-est / sud-est a donné naissance à une sorte de " boutonnière " d'une quinzaine de kilomètres de long sur 6 à 7 kilomètres de large dont les bords sont constitués de sables ferrugineux. Son centre se situe entre Mulsanne et Écommoy."

Léon Gerbe nous exprime de façon poétique ce soulèvement :"Et c'est bien une île que le Belinois, une île fertile surgie de la mer jurassique asséchée à l'ère secondaire, il y a quelques 120 millions d'années, lorsque les flots commencèrent leur lent mouvement de recul vers le centre du bassin parisien. En se retirant, ils firent don de leurs riches dépots argilo calcaires gris et bleus, de leurs marnes aux coquilles et huitres fossiles propices à toutes les cultures et particulierement au chanvre d'autrefois."

L'examen de la carte ci-dessous nous permet de mettre en évidence les différentes couches géologiques qui apparaissent en surface et que nous allons décrire succintement :
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D'aprés une carte de A.GUILLIER de 1875.

1) L'étage cénomanien qui apparait en jaune et brun sur le schéma correspond au crétacé supérieur et tire son nom du pays des cénomans, peuple de la région mancelle.
Ces dépots cénomaniens sonts constitués de sables ferrugineux et de sables glauconneux répartis sur les bords extérieurs du Belinois.
La glauconnie est un minéral argileux de couleur verte dont les sables deviennent rouge en raison de l'oxyde de fer.
Ces sols très perméables sont peu propices à la culture, à l'exception du pin maritime qui a trouvé en ce lieu les éléments favorables à son développement. Il a été introduit par l'homme vers les années 1640 mais a souffert de certains hivers vigoureux et lors de l'hiver 1709 les plantations furent presque complétement détruites.

2) L'étage corallien qui apparait en violet affleure uniquement aux alentours d 'Écommoy et de Saint-Mars d'Outillé.

3) L'étage oxfordien qui apparait en vert revêt pour l'agriculteur du Belinois une importance primordiale car il permet la plupart des cultures qui déterminent son mode de vie.
En effet, les sables cénomaniens on été déblayés au profit de marnes sous-jacentes, trés fertiles et pour Jeanne Dufour ces terres sont "ni trop compactes, ni trop légères, ni trop perméables, ni trop filtrantes, parce que leur texture est équilibrée. Elles contiennent assez d'argile pour n'être pas battantes; comme en même temps elles sonr riches en bases, donc bien structurées, comme les pentes ne sont guères gênantes dans ces pays généralement déprimés, sauf sur quelques fronts de côtes, on comprend l'enthousiasme suscité: ce sont les terres les plus riches de la région"

4)Le Callovien

07:30 Publié dans Géologie du Belinois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note